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Pièces automobiles adaptables: la grande braderie

Discussion dans 'Bons plans' créé par dsts, 18 Novembre 2013.

  1. Bonjour,

    source: www.lavenir.net
    Mise à jour : lundi 18 novembre 2013 06h00

    Pièces automobiles adaptables : la grande braderie
    Jean-Christophe HERMINAIRE

    Le marché des pièces automobiles «adaptables» a pris une énorme ampleur. La différence de prix va souvent du simple au double.



    Phare cassé, aile amochée, amortisseur brisé? Vous cherchez une pièce moins chère pour faire réparer votre automobile ? Pas de problème. Quelques clics sur internet, et le garage d’Ali Baba s’ouvre en une multitude de portes virtuelles. Pour quasi la totalité des modèles, même remontant à plusieurs années, c’est l’embarras du choix. Et la guerre des prix entre quelques géants qui se sont emparés de ce marché très fructueux : celui de la pièce «générique» ou «adaptable».

    Exemple : un phare Bosch. Prix usine : 100 €. Dans la filière classique, après passage par différents grossistes qui prennent chacun leur bénéfice, jusqu’au garagiste qui la vend : elle sera facturée 263,20 €. Coût de la pièce achetée sur le site internet spécialisé www.repar.be : 125 €. Moins de la moitié!

    Attention. On ne parle pas ici de pièces de contrefaçon, assez peu présentes en Belgique semble-t-il. Il s’agit de pièces automobiles venant le plus souvent directement des équipementiers, qui sont sous-traitant pour différents grands constructeurs. Ces pièces «d’origine» sont simplement emballées autrement et ne portent pas le logo de la marque. Un même phare de VW Golf peut même s’acheter à des prix différents, selon qu’il aura été produit par Bosch, Hella ou Valéo.

    En Belgique, d’importants grossistes (Doyen Auto, Motor-Parts, Henrard…) distribuent un grand nombre de pièces, essentiellement mécaniques, sur leurs sites internet respectifs.

    Mais il existe aussi des entreprises spécialisées, en Asie essentiellement, qui «copient» des pièces automobiles. C’est là que se fournit, via un partenaire hollandais, Pierre Deghaye, qui dirige Technicar. Il vend essentiellement des pièces de carrosserie. «Il s’agit de pièces adaptables, qui ressemblent tout à fait à celles d’origine et qui sont homologuées par de grands laboratoires indépendants», précise-t-il. «La qualité est égale, et même parfois supérieure à ce qu’on trouve en Europe. Entre une aile de 205 qui vient de Peugeot et une de Taïwan, il faut reconnaître que l’asiatique est de meilleure qualité». Il n’hésite pas à vanter sa marchandise.

    Ce commerce est légal. Car s’il est interdit de construire la copie d’une Peugeot, au design sous copyright, rien n’empêche de fabriquer des pièces identiques à celles d’origine. Au nom de l’économie libérale, de la liberté de commerce et de réparation.

    Pour une question d’échelle, on trouve surtout en carrosserie des pièces avant, plus sujettes à l’accident. Et de différentes qualités. Si leur vente ne pose pas de problème en Belgique, ce n’est pas le cas en France voisine, pays qui protège ses constructeurs nationaux, et traîne des pieds pour appliquer la législation européenne. Tout bénéfice pour le patron de Technicar dont le commerce, installé à Cuesmes, compte un grand nombre de clients hexagonaux.

    Question prix, il n’y a pas photo. Exemple : il vend 38,30 € la copie indienne d’un pare-chocs italien. L’original coûte 352 € en France chez le concessionnaire de la marque. Presque dix fois plus! «La guerre sur internet est impitoyable, dit-il. On trouve sur Oscaro.fr des plaquettes de frein Bosch moins chères que ce que moi je les achète chez Bosch. Nous, on essaie d’être à 50 % du prix, et on va jusqu’à 80 %.», précise le patron qui a lancé son affaire il y a quelques années et réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires. Peu de stock, ici, les pièces arrivent à la commande. «Une aile de 206, Peugeot la vend 300 €. Nous 30 €. Et on l’a à 5 heures du matin si la commande est passée avant 17 heures.»

    Son commerce suscite des jalousies. Il a fait l’objet de menaces. Il peut aussi, évidemment, être à la source d’arnaques. «Certains garagistes achètent la pièce à 30 €, et la vendent au client au prix Peugeot», reconnaît Pierre Deghaye. «Le particulier n’ira jamais vérifier. Il devrait demander l’emballage, mais la référence n’est pas toujours inscrite sur la pièce.»

    Une pratique qui dit-il, n’aurait pas cours dans les réseaux officiels, excessivement surveillés pour ce qui est des réparations. Plutôt chez les indépendants. Et conséquence aussi, lorsque le client exige moins cher : « selon moi, les petits garages, plus souples et qui proposent de meilleurs prix, sont en train de renaître.» Et lui-même conseille quelques bonnes adresses «du coin» prêtes à installer les pièces qu’il vend…


    Bon travail et bonne route!
     
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